vendredi 22 février 2013

Il a beau faire le Jacques

Avec moi ça ne marche pas
JE connais l'histoire
Tu ne me la feras pas
Tu as beau faire le Jacques,
Ça ne prend pas
J'en ai vu d'autres...
D'ailleurs pendant la guerre
il en passait des Jacques
Ma mère leur fermait la porte au nez
"Et vlan, tu peux toujours courir,
je ne suis pas de celle la"
Reprenant le chemin des fourneaux
Car y avait du boulot,
faut pas croire,
avec tous les enfants
et le père toujours parti.
Non je ne suis pas de celles la,
Tu as beau faire le Jacques
avec moi ça ne marchera jamais.
Dieu merci, je sais la méthode naturelle



Pour faire ce à quoi tu penses,
enfin, si on pense à la même chose,
Je n'ai plus vingt ans
et je regrette d'avoir cru
si bêtement aux histoires des curés:
j'aurais eu plus de plaisir et moins d'enfants
avec cette méthode Oh, Oh, oh
Ogino.

Les éclaireurs éclairés

Je termine la lecture des Eclaireurs d'Antoine Bello (1). Sans avoir lu le premier tome les Falsificateurs. Et j'ai envie d'écrire quelque chose de ce qu'il en persiste comme impression. Avec un clin d’œil amical à Abige Muscas dont on espère toujours le retour.

Un parcours de quelques grands évènement qui ont animé l'actualité internationale et surtout les USA de septembre 2001 à la l'entrée en guerre avec l'Irak. Un fragment d'histoire récente revue sous le prisme de l'amusant Consortium de Falsification du Réel dont les employés dispersés dans le monde entier s'emploient à monter des scénarii plus ou moins farfelus en falsifiant les données existantes sans objectif bien clairement défini. Jusqu'à ce que le CFR soit confronté à une falsification encore plus énorme: celle de l'administration Bush créant de toute pièce les chefs d'accusation contre l'Irak... sur fond d'enquêtes et d'espionnage croisé.

Un texte alerte et fluide cependant un peu lourd quand il s’appesantit sur l'analyse philosophico- psychologique de la vérité, de la réalité, maquillées pour entretenir les populations dans des croyances factices par les acteurs de la société du spectacle (à la Debord, à relire toujours). Populations - en l'occurrence citoyens américains, présentés comme spectateurs assurés qu'un jour justice - ou histoire ou jugement dernier - démêlera bien les fils ou le bon grain de l'ivraie. Même si le spectacle se solde par la perte de dizaine de milliers de vies humaines.

J'en conserve cependant une impression agréable sans doute parce qu'on évite les impitoyables clichés commerciaux des draps froissés par le héros avec une midinette, ou autres effets spéciaux intimistes, etc... Sans pour autant que le récit renforce l'impression d'une paranoïa globale "on ne peut croire personne , mon bon Monsieur". A lire donc pour un bon trajet en transports en commun.

Antoine BELLO, les Eclaireurs, Gallimard, 2009.

lundi 11 février 2013

Mystère et boule de gomme

Par le mystère de la naissance de l'esprit dieu de Dieu,
et de Dieu dans le prophète
les raisons naissent propres, rangées et logiques.
C'est écrit d'ailleurs!

Dans la pensée confuse
les mots sont quand même propres, rangés, ordonnés.
Des pions en file indienne.
Mais à quoi pense le grand ordonnateur?

lundi 24 décembre 2012

ah, l'amour, toujours

Mieux vaut tard que jamais: je lis Khalil GIBRAN dont je retiens de la poésie orientale douce-heureuse :

"... quand l'amour vous fais signe, suivez-le
bien que ses voies soient dures et rudes
Et quand ses ailes vous enveloppe, cédez lui..."

Cela me suffit pour orienter le sens d'une vie auquel j'ajoute

..."Chantez et dansez ensemble et soyez joyeux, mais laissez, chacun de vous être seul"...

Cela me va parfaitement

samedi 24 novembre 2012

Azay c'est Raffin?

Wikipedia me réserve bien des surprises: dont celle de réquisition de logements vides par le roi.

Le domaine du château d'Azay le rideau est acquis à la fin du XVe siècle par Martin Berthelot, maître de la Chambre aux Deniers du roi, qui le cède à son fils Gilles.
Le château actuel fut bâti entre 1518 et 1523 par le maire de Tours et trésorier du roi François Ier, Gilles Berthelot et par sa femme, Philippa Lesbahy ; il s'agit d'un des chefs-d'œuvre de la première Renaissance française. Les fondations à base de pilotis et de pierres de Saint-Aignan sont réalisées sous la direction de Denis Guillourd. Philippa Lesbahy aidée par l'abbé Guillaume Artault, dirige l'essentiel des travaux en l'absence de son mari3.
Lorsqu'en 1527, le cousin de Gilles Berthelot, Jacques de Beaune-Semblançay, est exécuté, le couple décide de vider les lieux et de se rendre à Metz. Gilles Berthelot décèdera en 1529 à Cambrai.

En juin 1523, le roi François premier confisque le château inachevé. Bien que Philippa Lesbahy insiste pour garder son château, elle le perdra définitivement en 1535 lorsque le roi l'offre à l'un de ses compagnons d'armes, Antoine de Raffin, capitaine des gardes du corps du Roi, qui l'a accompagné à Pavie. Le château encore inachevé ne reçoit de son nouveau propriétaire que quelques aménagements et l'idée de fermer le château en quadrilatère est abandonnée. L'édifice conservera désormais une forme en L3.
Le château ne sera en réalité occupé qu'à partir de 1547.
La petite-fille d'Antoine Raffin, Antoinette, ancienne dame d'honneur de Marguerite de Valois, s'y installe en 1583 et entreprend d'actualiser les décors de l'édifice avec l'aide de son époux, Guy de Saint-Gelais.
Son fils Arthus en hérite avec sa femme Françoise de Souvré, qui sera la gouvernante du futur Louis XIV. Louis XIII sera reçu par la suite au château le 27 juin 1619 et après lui, Louis XIV.
Les Raffin puis leurs alliés en 1751, les Vassé, en seront propriétaires jusqu'en 1787 où le château est vendu à Charles de Biencourt, un maréchal de camp.

samedi 10 novembre 2012

chaussettes trempées, écopons

Samedi pluvieux et froid.
Beau temps pour trier les papiers et "faire" les comptes.
Damned! ils sont sous le niveau de flottaison.
Pompons pompons joyeusement tout en ramant pour sortir du pétrin... heureusement l'hiver invite à des soirées cosy .
Je vais me remettre au tricotin et au scoubidou, épuiser mes articles stockés dans un coin du bureau, les livres appétissants qui ne demande qu'à être effeuillés (dont les Emmanuelle Pireyre), accumuler des scribouillons, reprendre les précédents en attente d'idée de génie pour en faire une œuvre inoubliable (en fait cela consiste surtout me soulager d'une tension interne persistante sous forme d'idée remâchée, d'images obnubilantes,...  ).
Bref la vraie vie! Youpie vive la dèche.